LA DENT DU CHAT | par le col du Chat.


                Altitude: 1390m    Dénivelé: 750m     Temps de montée: 2h00     Difficulté: difficile

Mais, qu’est-ce que la dent du Chat me demanderez-vous ? La dent du Chat est l’un des sommets du Mont du Chat, culminant à 1390 mètres d’altitude. Ce sommet appartenant au massif du Jura est situé dans la région Rhône-Alpes, dans le département de la Savoie. Il surplombe le Lac du Bourget et est visible un peu partout du bassin Chambérien, un classique des randos, en somme! Mais… Pourquoi la « Dent du Chat » !?

Oui, Pourquoi la dent du Chat?

Tout d’abord, il existe plusieurs variante de cette légende, aussi, celle que je vous raconte pourrait très certainement être différente de la vôtre ;). Sur ce… 

La légende raconte, qu’un pêcheur vivait aux abords du lac du Bourget. Malheureusement, le poisson ne mordait plus, et, rapidement, il ne parvint plus à subvenir à ses besoins. Alors qu’il était seul et terrassé au milieu du lac, il se mit à prier la Providence et lui fit une promesse: « pour te prouver ma bonne foi, le prochain poisson que j’attraperai, sera immédiatement relâché à l’eau en guise de remerciements« . Soudain, le miracle eût lieu et sa ligne se mit immédiatement à frétiller. Il attrapa l’un des plus gros poissons qu’il n’ait jamais vu ! Sentant son estomac gargouillait, il ne pût se résigner à le relâcher et promit que le suivant le serait. Mais, c’était une journée miraculeuse! En effet, ce n’était plus un, mais deux poissons qui gigotaient dans le fond de la barque du vieil homme. A la troisième prise, la canne se plia de toute ses forces sous le poids de l’animal. C’est alors qu’il découvrit son butin: un minuscule chaton couleur ébène. Alors que le soleil déclinait, il rentra chez lui, heureux, la petite bête contre lui.

Malheureusement, les jours suivants, le vent tourna en sa défaveur, et, le poisson ne semblait plus être intéressé par les appas proposés. C’est alors qu’il comprit que le chat ramené quelques jours auparavant, était en réalité, non pas un miracle, mais son fardeau. La cohabitation des deux êtres devint rapidement insoutenable tant le chat devenait agressif. Il allait jusqu’à détruire les réserves de vivres du vieil homme qui peinait déjà à rassembler un quignon de pain et un bout de fromage pour ses repas. L’homme n’osa pas le tuer. C’est ainsi qu’un soir, il le mit dans un grand sac de mailles et l’emporta dans la forêt du Mollard Noir. Là, il le déposa à même le sol et s’enfuit dans la nuit. Il n’en entendit plus parler…

…Jusqu’au jour où une rumeur se rependît dans la région. Une bête, dévorait avec rage, troupeaux, chiens, femmes et enfants. Terrorisés, les villageois n’osaient plus s’aventurer loin des bourgs, où la forêt semblait, chaque jour, davantage s’assombrir. Malheureusement, cette solution de repli n’était que temporaire face à la fureur du monstre sanguinaire. Le chat, qui avait alors atteint la taille d’une énorme panthère noire, commença à s’attaquer aux habitations. C’est ainsi qu’un matin, le pêcheur fut retrouvé égorgé devant sa maison. Attirés par le challenge que représentait la bête, deux frères chevaliers prirent la décision de s’y confronter. Après un rude combat, le chat roula jusque dans le lac. La boucle était bouclé. Il est dit-alors, que lorsque le ciel s’assombrit et l’eau du lac s’agite, le chat gémit de tout son être.

C’est ainsi que, la Dent du Chat, est devenue l’une des randos les plus réputées de Chambéry. Elle est assez ardue (contrairement à ce qu’ils veulent nous faire croire avec leur « niveau moyen » sur le net !), mais qui vous promet des magnifiques points de vue sur le bassin Chambérien et le Lac du Bourget.

Et cette randonnée, alors?

Le départ de la randonnée s’effectue au « col de la Dent du Chat« , à approximativement 20/25 minutes de Chambéry. Vous verrez rapidement qu’un petit parking a été emménagé en bordure de route avec les fameux panneaux jaunes où sont annotés les différents parcours proposés. Dés le début, vous êtes au courant que vous aller en baver! Un petit sentier parsemé de rochers semble se fondre dans la forêt. Mais il ne sert à rien que je vous décrive le parcours pas à pas, pour cela, des sites spécialisés tels que altituderando s’en chargent ;-). Moi, ce que je veux vous décrire, c’est ce que j’ai ressenti, ce qui m’a surpris et surtout… ces magnifiques points de vue! Tout d’abord… Nous avons croisé des petites copines fortement sympathiques… J’ai nommé:

La Pyrale du Buis:

Au début, nous n’avions pas vraiment fait attention… Et puis, au beau milieu de la randonnée, nous nous sommes rendus compte que de minuscules chenilles vertes fluo pendouillaient « dans les airs », au bout d’un fil de toile (comme les araignées) ! Je vous rassure tout de suite, elles sont totalement inoffensives, pour peu que nous n’ayons pas peur des insectes! Il suffira de courir tout schuss’, en hurlant, les mains devant le visage (ou en l’air, comme vous préférez :’D) dans les chemin où elles sont présentes ! C’est petites bêtes donneront alors un papillon nocturne fort désagréable en région Rhône-Alpes tant il est légion. Le souci, est que cet insecte, originaire d’Asie, s’attaque principalement… aux feuilles de buis (vous ne l’aviez pas vu venir celle-là 🙂 ). De fait, en se nourrissant, il assèche totalement le buisson, ce qui provoque des risques d’incendies. C’est la raison pour laquelle, cet insecte figure depuis 2008 sur la liste d’alerte de l’Organisation européenne et méditerranéenne de la protection des plantes, et que, certaines forêts sont parfois interdites au public durant la saison estivale – pour mon plus grand malheur!

Des points de vue époustouflants:

La dent du Chat, c’est surtout des points de vue d’exception! Chaque kilomètre de douleur vaut sa peine lorsque nous apercevons le Lac-du-Bourget à travers la forêt. Parce que OUI, ces paysages ont bien été mérités à la sueur de notre front! Il faut grimper dur, parfois même escalader pour voir la lumière à travers les branchages. Seuls quelques coureurs sauvages parviendront à vous démoraliser en réalisant l’ascension de la dent du chat en COURANT! Oui oui, vous avez bien lu, nous avons même croisé 4 fois la même personne! Qu’importe, lorsque nous arrivons au sommet… c’est le summum ! Nous avons une vue, non seulement sur le lac, mais également sur ceux de Saint-Jean-de-Chevelu, le bassin Chambérien et plus loin encore. Alors le résultat est le même. L’important, c’est d’y arriver! Je vous laisse observer par vous même :)!

Enfin, peu importe que vous soyez en plein mois d’août ou non, il vous faudra absolument penser à trois choses avant de réaliser l’ascension de ce sommet: une barre protéinée (ou tout autre casse-croute), une bouteille d’eau et des chaussures de marche adhérentes/ à crampons. Ce dernier point est très important, puisque, la descente est, au final, aussi compliquée que la montée du fait de l’humidité du terrain. Le tracé est majoritairement en sous-bois, de cette façon, le sol garde l’humidité et reste boueux. S’ajoute une pellicule de feuilles en surface, ce qui rend le terrain extrêmement glissant, voir dangereux, si on ne possède pas les chaussures adéquates.

Et vous, quelles randonnées de la région me conseillez-vous !?