L’ÎLE DE SKYE • LA PERLE DE L’ECOSSE

LES ETAPES

10 jours • 1000 kilomètres • 16h30 de route

Road Trip étape #4 : l'île de Skye

Elgol • Neist Point • The Fairy Pools • Old Man of Storr

« Pour la première fois de notre aventure, nous ne savions pas où nous allions dormir le soir...»

ITINÉRAIRE

3 jours sur l'île de Skye

Nous sommes restés 3 jours sur la majestueuse île de Skye. Trois jours suspendus entre Terre et Ciel. Je pense que c'est le temps minimum pour avoir un véritable aperçu de  ce que peut nous offrir l'île. Nous sommes arrivés par le ferry en provenance de Mallaig, puis, repartis par le Skye Bridge.

NOTRE ARRIVÉE SUR L’ÎLE

C’est au soleil couchant du cinquième jour, que notre aventure reprend. Après que notre ferry de la compagnie Caledonian MacBrayne, nous ait déposé à Armadale, nous avons trouvé où passer la nuit.

Il s’agissait d’un petit campement de fortune près de Broadford, que nous avions trouvé au moyen de Google Maps.  Le propriétaire des lieux, un homme chauve et robuste, que je ne m’amuserais pas à taquiner, nous prévient de la rusticité des lieux. Nous devrons planter notre tente en hauteur, de sorte à ce que nous ne nous réveillions pas dans l’eau. Ambiance.

 

 

► Les douches sont des cabines de bois préfabriquées payantes où l’accès à l’eau chaude dure seulement 2 minutes,

► Les midges sont féroces et ne nous laissent pas une seule minute de répit, nous devons nous contraindre à dîner dans notre minuscule tente Queshua.

 ► Cerise sur le gâteau, en début de soirée, le déluge s’abat sur l’île nous offrant deux solutions : rester dans notre minuscule tente jusqu’au petit matin ou se boire quelques verres de whisky dans la voiture. Nous choisissons la seconde option… avant d’être rejoint par deux autres voyageurs rencontrés à notre arrivée sur le campement 😉 .

ile de skye

ELGOL

   AquaXplore

Le petit matin est rude, la nuit a été courte. Afin de ne pas être pris au dépourvu, nous décidons d’aller réserver notre camping pour la nuit suivante. Nous séjournerons au Glenbrittle Campsite. La route qui y mène est autant merveilleuse que cabossée. La pluie ayant cessé, nous profitons des superbes points de vues sur les Ben environnants. Le camping, quant à lui, se situe au pied des Cuillins – les Alpes britanniques, et face à la mer des Hybrides. La vue est imprenable et les chocolats chauds qu’ils y font, délicieux.

C’est donc une fois notre cocon monté et le moral regonflé que nous partons en direction d’Elgol afin d’aller observer phoques et baleines dans leur habitat naturel.  Le temps est clair, nous nous engouffrons dans la voiture et laissons nos yeux se poser sur les ombres mouvantes formées par les nuages. L’île de Skye fut longtemps surnommée « l’île dans les nuages ». Ce nom poétique lui va comme un charme.

Le bout de la route a des allures de bout du Monde. Des petites maisons de pêcheurs, faisant face au Black Cuillin, surplombent le port, tandis que des énormes vaches paissent ci et là. Tout semble tellement irréel. Nous partons rejoindre nos coéquipiers pour l’observation des baleines avec AquaXplore. Il s’agit de la “croisière” la plus populaire, car elle est celle qui permet de voir le plus de vie sauvage – autant la faune marine que les cerfs rouges sur l’île de Cana.

Malheureusement pour nous, nous ne verrons ni dauphins ni baleines. Seuls une colonie de phoques grassouillets, les nageoires à l’air, nous auront fait l’honneur de leur présence. Bien contente d’avoir pris mes jumelles également, nous aurons pu observer quelques cerfs.

la route qui mène à Elgol

THE FAIRY POOLS

route de Glenbrittle

A la fin de la journée, nous retournons à nos appartements au Glenbrittle Campsite. Notre petite tente bleue nous y attend sagement. Le jour étant encore présent, nous décidons d’aller nous promener sur la plage avant d’être rejoints par nos collègues Savoyards, rencontrés lors de notre première nuit de campement sur l’île de Skye. Nous avions échangé nos numéros de téléphone afin de pouvoir faire un bout d’itinéraire ensemble et s’échanger nos bons plans découverte. Nous restons là un moment, à faire nos photos "d'amoureux", comme un jeune couple pendant que secrètement, je rêve de voir sortir des eaux un aileron de dauphin ou une tête de phoque. 

C’est ainsi que, dès le lendemain matin, nous sommes partis à la découverte des Fairy Pools qui se trouvaient à quelques kilomètres de là. La randonnée d’une heure s'effectue le long d’un cours d’eau qui laisse parfois place à des bassins plus ou moins grands. Ces bassins sont appelés les « Fairy Pools » car la lumière un peu magique de l’endroit, donne à l’eau des reflets turquoise assez féeriques. Nous n’y avons pas retrouvé les eaux turquoises vantées sur la toile, mais, nous y avons tout de même trouvé de quoi raviver nos pupilles ! En Ecosse, il ne faut surtout pas se laisser abattre par le ciel bas, les tons monochromes et les averses de pluie… Au risque de rester coincés et enfermés un long moment ! Ce temps mélodramatique omniprésent fait partie intégrante du charme de l'Ecosse.

NEIST POINT LIGHTHOUSE

Lorsque j’ai quitté l’Ecosse, mon cœur est resté auprès du phare de Neist Point. Autant majestueux qu’impressionnant, fièrement dressé sur son avancée de basalte, il m’a fasciné. Avant même de fouler le sol - et les moutons, qui y mène, je savais qu’il aurait toute son importance au cours de ce road-trip.

Neist Point est l’un des plus célèbres phares d’Écosse, il se situe sur la pointe la plus occidentale de Skye près du bourg de Glendale. La single track qui y mène est une succession d'épingles, de tournants et de petites montées qui nous laissent, une fois à leur sommet, une vue imprenable! Le phare, la lande sauvage, les moutons, les oiseaux, les roches de basalte et un ciel souvent tourmenté font de cet endroit un bout de monde magique et un site spectaculaire !

Nous n'avons malheureusement pas eu le temps de visiter le Dunvegan Castle qui se trouvait tout près. Le Château de Dunvegan fut la demeure des chefs du clan MacLeod, et, ses jardins, selon la rumeur, sont spectaculaires! Contre une petite contribution, vous pourrez également aller côtoyer la colonie de phoques qui a trouvé refuge non loin sur la côte 😉 !

THE OLD MAN OF STORR

La route du retour pour rejoindre le Kinloch Campsite fut douce, baignée dans la lumière du soleil couchant. Malheureusement, à mesure que la fin de journée avançait, le vent se levait. C'est ainsi que nous avons passé l'une des pires nuits de notre road-trip. Les quatre pieds de notre tente Queshua avaient beau être fixés au sol, elle était totalement étalée: l'armature était impuissante face à la puissance du souffle. Nous sommes donc partis, plein d'espoir,  en quête d'une boutique vendant du matériel de camping. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à planter une tente d'appoint destinée,  à l'origine, aux chasseurs. Malheureusement, très cheap, elle s'est gorgée d'eau lorsque la pluie s'est abattue pendant la nuit. Dans notre malheur, nous avons eu beaucoup de chance car le camping était très bien équipé, et nous a permis de sécher nos duvets au sèche-linge dès le lendemain matin.

Le Kinloch Campsite est au bord du paisible loch Dunvegan. La vue y est magnifique et les emplacements sont très bien organisés. Qui plus est, il est situé dans un endroit idéal pour aller observer les oiseaux et les phoques. De cette façon, j'ai pu me laisser surprendre par une superbe pyrargue à tête blanche! Je ne m'attendais, ni à la voir ni à ce qu'elle soit aussi grande. De quoi me faire oublier la nuit que nous venions de passer. 

Une fois le matériel réorganisé dans la voiture, nous avons pris la route en direction de la péninsule de Trotternish, afin de rejoindre le Old Man of Storr. Cet impressionnant monolithe d'une cinquantaine de mètres servait de point de repère aux marins depuis des siècles. La première scène du film « Prométhéus » y a d'ailleurs été tournée.

La montée pour y accéder fut rude, mais, de là-haut, la vue sur les îles de Raasay et Rona ainsi que sur la baie de Portree et le loch Leathan est magnifique. L'effort est largement récompensé. 

Pour le prochain article, je vous emmène sur les routes du parc National des Cairngorms! A bientôt 😀 !

Découvrez vite la suite du road-trip

Ecosse • Du Loch Lomond à l’île de Skye

LES ETAPES

10 jours • 1000 kilomètres • 16h30 de route

Road Trip étape #3 : du Loch Lomond à l'île de Skye


BALMAHA

Après avoir visité Stirling, nous avons décidé d’aller voir le fameux Loch Lomond d’un peu plus près. Il s’agit du plus grand lac d'eau douce de Grande-Bretagne Continentale. Il fait près de 39 km de long et compte 38 îles. Très prisée des Edimbourgeois les week-ends, il est la base nautique phare pour les familles.  C’est alors que nous avons entamé les petites routes à sens unique et cabossées de l’Écosse profonde. Paraîtrait-il, que nous entrions dans les Highlands.

BALMAHA
       Sallochy Campsite

Après plusieurs campings qui affichaient « complet », nous nous sommes réfugiés au Sallochy Campsite, au nord de Balmaha. Il s’agissait, ni plus ni moins, d’un terrain vague proposé aux campeurs souhaitant faire face au lac avec un minimum vital. N'espérez pas vous doucher ce soir-là 😉 ! Cette première nuit fut donc rude, notamment, à cause du froid et de l’humidité environnante mais la vue sur le lac au réveil en valait réellement la chandelle.

Au petit réveil, nous nous sommes empressés de déguerpir afin de rejoindre le village de Balmaha, avec l’objectif de déguster les délicieux chocolats chauds écossais de l’Oak Tree Inn. Jules raffolait de ces délicieuses boissons chaudes, surmontées de crème fouettée et de baby marshmallows ! J’y ai même dévoré une salade étonnante, la veille au soir ! Je ne sais toujours pas réellement de quoi elle était composée, mais, je crois bien avoir mangé des succulentes racines de chêne ! Je me suis amusée à me faire des auto-blagues en choisissant des plats végétariens où je ne comprenais strictement rien à ce qui était écrit. Il n'y a pas de vie sans un peu de folie 😉 ! Nous souhaitions ensuite réaliser la randonnée de Conic Hill, malheureusement, la pluie battante nous a poussé à poursuivre notre route en direction du charmant village de Luss.


LUSS

Avant d’arriver à Luss, nous nous attardons sur l’extrémité sud du loch Lomond, à Balloch, où il est possible de visiter gratuitement le « Maid of the Loch ». Il s’agit du dernier bateau à roues à aubes de Grande Bretagne. C’est en 1816 qu’il a commencé son service sur les eaux sombres du loch Lomond avant d’être arrêté pour rénovation en 2006. C’est grâce aux dons de the Heritage Lottery Fund que le bateau a ainsi pu être mis hors de l’eau pour entamer ses réparations. Si vous avez du temps devant vous, ça peut valoir le coup de s’y arrêter un moment et observer, du pont, les oiseaux jouant sur le lac.

Lorsque nous sommes arrivés à Luss, j'ai immédiatement senti, que dans mon cœur, quelque chose allait changer. Un coup de foudre. Ce n’est pas une blague lorsque le LonelyPlanet nous parle de « carte postale ». Ce village est d’un charme fou. Imaginez-vous face à une longue rue semblant plonger dans la brume et les profondeurs du Loch Lomond. Sur laquelle se succèdent, de part et d’autre, de magnifiques petits cottages en pierre et ateliers artisanaux datant du XIXème siècle. Les vitrines débordent d’objets faits mains, généralement en bois, et de guirlandes lumineuses. Je suis conquise. Nous traversons alors le village jusqu’au ponton surplombant le lac. Nous restons là, quelques instants, interdits.

Avant de reprendre la route, nous allons déjeuner au Coach House Coffee Shop. L'ambiance y est vraiment chaleureuse, on s'y sent comme chez soi. On nous installe d'ailleurs à la même table que deux autres voyageurs. Le ventre creux, nous décidons de prendre une entrée et un plat, en pensant que la soupe ne nous rassasierait très certainement pas assez. Quelle erreur ! Ils ont vraiment un don pour réaliser ces délicieux potages, accompagnés d’un succulent et moelleux morceau de « brown bread » beurré. C'est repu, que nous retournons alors à la voiture.


FORT WILLIAM

Nous ne serons pas à court d’émerveillement pour cette journée. C’est sous une petite pluie que nous prenons la route en direction de Fort-William. Nous rentrons réellement dans le vif du sujet et rencontrons les Highlands dans ce qu’elles nous proposent de plus prestigieux; le temps ne gâchant en rien cette magie. Tout est là.  Je suis émue face à cette Nature imposante qui me rappelle à quel point nous sommes un infime grain de poussière sur la Planète Bleue. Sur la Planète Verte, en l’occurrence. J'ai l'impression que nous nous arrêtons tous les 50 mètres tant nous voulons enregistrer chaque détail dans notre mémoire. Les deux heures de route pour nous rendre à Fort-William sont passées à une vitesse effarante.

Des montagnes craquelées jaillissent des gerbes d'eau, pendant que la bruyère violine plie sous le vent et les nuages s'amusent à projeter leurs ombres sur les reliefs. Ce panorama est une véritable toile de Maître qui nous laisse sans voix. Je vous laisse observer.

 

 FORT-WILLIAM
       Glen Nevis campsite

A notre arrivée à Fort-William, nous nous empressons de nous rendre au Glen Nevis Campsite afin de monter notre petite tente de fortune Queshua pendant que les nuages ne nous ont pas encore déversé leur déluge. Il faut savoir que Fort-William détient le record de précipitations de toute l’Écosse ! Nous nous installons rapidement à proximité des sanitaires et filons immédiatement profiter d'une douche de feu pour réchauffer nos guiboles. Même en plein mois d'août, le froid est présent. C'est lorsque, toute propette, je retourne à notre palace, que je me rends compte de la splendeur du site. Nous nous trouvons au beau milieu d'un cirque où la brume s'accroche aux sommets et les oiseaux tourbillonnent. Nous sommes au pied du Ben Nevis, point culminant de la Grande Bretagne avec ses 1344 mètres de haut. C'est tout bonnement spectaculaire. Nous décidons alors de rester au camping pour la soirée. Nous sortons notre petite popotte et le réchaud, et nous installons tranquillement sur les tables de camping à disposition pour dîner en tête à tête avec les touristes et la Nature. C'est sur des airs de Game of Thrones (Ô joie, sur le téléphone portable), que nous rejoignons Morphée.

Le lendemain matin, nous partons à la découverte de Fort-William. Il pleut fort. Le temps ne nous permet donc pas de balader librement, bien que, ce soit une chance que nous nous trouvions en ville afin de trouver des activités à l'abri. Nous irons donc prendre le petit-déjeuner en centre-ville, à base de Macchiato et de scones - petits pains écossais très populaires, avant de faire les boutiques touristiques. Fort-William est une petite ville calme et charmante qui attend le voyageur les bras ouverts. La dernière "grande ville" qui nous ait été donnée de voir jusqu'à la fin de notre séjour. Enfin, lorsque le ciel s'est dégagé, nous avons marché tranquillement au bord du lac, le loc Linnhe. J'aime ces vieilles cages dans l'eau, les abris à bateau rouillés, et cet air de port ancien qui flotte dans l'air.


GLENFINNAN

 GLENFINNAN
         The Jacobite Steam Train

Avant d'aller prendre notre Ferry à Mallaig, afin de rejoindre l'île de Skye, nous avions prévu d'aller voir le train Jacobite en réalisant la marche menant au viaduc. Tout le monde connait bien évidemment ce fameux train rouge à vapeur que l'on voit dans le très connu, Harry Potter. Celui-là même qui transporte, chaque jour, des centaines d’Écossais comme tout train normal que nous pourrions croiser ailleurs.  Cette petite randonnée, au départ de la gare de Glenfinnan, n'est pas bien longue: il faut compter environ 1 heure pour l'aller et retour. Cependant, elle vaut vraiment le détour tant la vue sur le loc Shiel  y est imprenable. Malheureusement nous n'aurons pas vu l'arrivée du train une fois arrivés à son sommet. 

Après l'effort, il sera par ailleurs possible de se réconforter en déjeunant au Dining Car qui est un ancien wagon réhabilité en restaurant. Vraiment, le repas était sans prétention mais sympathique, je vous le recommande! C'est ainsi que je me suis faite lâchement abandonnée par Jules, en plein repas, qui est parti en courant du wagon après avoir entendu le "tchou-tchou" alertant que le Jacobite Train entrait en gare. Je l'ai rapidement rattrapé. Nous avons pu, ainsi, le voir lâcher sa fumée et l'entendre vrombir jusqu'à nous.  C'était à la fois intimidant et impressionnant. 

Je serais bien restée assise là des heures, à contempler les reflets argentés se mouvant dans les eaux noires du lac. Je n'avais non pas le sentiment d'être à l'écart du Monde, mais bel et bien au centre du Monde. A l'essence même du berceau créateur.


MALLAIG

 MALLAIG
         Ferry: The Caledonian MacBrayne

La route vers Mallaig est magnifique. Elle nous fait voyager entre les montagnes, les locs et les plages. Nous devions prendre le dernier ferry de la journée, à 18h45, afin de rejoindre l'île de Skye en seulement une demie heure. Nous avions réservé par internet, plusieurs mois en avance, nos billets en passant par la compagnie Caledonian MacBrayne. Chaque jour, les ferrys réalisent ainsi des rotations entre Mallaig et Armadale pour approximativement 35 euros (base de 2 personnes et 1 voiture).

Nous n'avons pas vraiment passé de temps sur Mallaig. Juste assez pour voir, au loin, notre tout premier phoque jacassant joyeusement dans le port de la ville. Quant à la traversée, elle a été de toute beauté. Un rêve de petite fille s'est réalisé, puisque, j'ai pu voir mon premier dauphin en liberté, disparaître au loin dans les profondeurs de la mer des Hébrides. Pour la première fois de notre aventure, nous ne savions pas où nous allions dormir le soir-même...

Récit d’un road-trip en Écosse • Jour 3: the Kelpies & Stirling Castle

Ecosse • Jour 3

CHRONOLOGIE DU ROAD-TRIP:
Édimbourg - The Kelpies | 50 minutes |   >>    The Kelpies - Stirling Castle| 25 minutes|

Arthur's Seat

ARTHUR'S SEAT, ÉDIMBOURG.

Après nous être garés sur le bas-côté de la route, nous avons alors entrepris notre ascension. J’ai été ébahie en levant mes yeux en direction du sommet. Le soleil, jouant à cache-cache avec les nuages, laissait parfois entrevoir, les magnifiques reflets pourpres de la bruyère en fleurs. Véritable symbole écossais, la bruyère est absolument partout: au bord des routes et des chemins, au bord de mer et dans les landes. On aurait dit qu’un artiste était passé par là, et aurait donné des coups de pinceaux par-ci, par-là.

Comme piégés hors du temps, nous sommes arrivés au sommet sous le vent et des airs de cornemuse. Enchanteresse, la cornemuse vous prend tout autant les tripes qu’elle vous impose le respect. Exception faite, lorsque Jules s’amuse à l’appeler « le biniou » - la cornemuse, en Breton. Toute crédibilité s’effondre alors. Cet instrument est une composante indissociable de l’identité de l’écosse ; un art qui se transmet de génération en génération.  Nous nous sommes alors assis face à ce véritable tableau, et avons savouré chaque minute en embrassant des yeux une dernière fois Edimbourg.

The Kelpies & Stirling Castle

The Kelpies, Felix Park.
THE KELPIES, FELIX PARK

Notre road-trip commence réellement ici, le 20 août 2017, après 2 jours à avoir arpenté les ruelles médiévales de la capitale. Notre premier arrêt s’effectuera, à Falkirk, afin d’observer les magnifiques Kelpies. A tout juste 45 minutes d’Edimbourg, il s’agit d’un passage obligatoire si vous empruntez la route allant en direction de Stirling.

Ces grandes sculptures contemporaines de 30 mètres de haut et 300 tonnes d’acier construites en 2013, en plus d’avoir une double explication, sont également les deux plus grandes statues équestres du Monde.

D’une part, il s’agit d’un hommage à la puissance du cheval qui a propulsé le développement industriel de l’Écosse. Il est vrai, qu’entre le XIXème et le XXème siècle, Falkirk était le cœur de la métallurgie écossaise. Les travaux de force, utiles à son bon fonctionnement, étaient alors réalisés par des chevaux de trait, les Clydesdales. L’artiste, Andy Scott, est d’ailleurs reconnu dans le monde entier pour ses gigantesques sculptures de chevaux ou autres animaux d’acier, tous plus beaux les uns que les autres.

D’autre part, ces sculptures font également référence à la mythologie celtique. Son nom viendrait du gaélique « each-uisge », signifiant, cheval d’eau. Ainsi, les Kelpies étaient des êtres aquatiques vivant dans les rivières et les lochs écossais qui pouvaient s’apparenter, en quelque sorte, aux sirènes. Souvent représentés avec des yeux rouges et de la végétation aquatique agglutinée dans leurs crins, ils pouvaient prendre la forme d’une femme, d’un bel homme, ou encore, d’une magnifique monture noire afin d’attirer leurs proies et cavaliers avant de les noyer en eau profonde.

A l’heure d’aujourd’hui, elles sont uniquement un point de rassemblement dans le magnifique parc de Helix. C’est sous leurs regards menaçants, que familles et amis aiment partager leurs repas. Nous n’avons d’ailleurs pas dérogé à la règle, puisque, j’ai pu y déguster un délicieux veggie burger, après quoi, nous avons repris notre chemin en direction du château de Stirling.

STIRLING CASTLE

Bienvenue sur les terres de William Walace, alias, Mel Gibson dans le film Braveheart, dans l'ancienne capitale du royaume d’Écosse: STIRLING. William Wallace fut le héros et symbole de l'indépendance écossaise du XIIIème siècle, et, s'est en parcourant le château que vous pourrez découvrir son histoire. En effet, Stirling bénéficie d'un lourd passé historique de par sa position stratégique aux portes des Highlands, elle était ainsi, une ville très convoitée par les anglais et les écossais.

En arrivant au village de Stirling, j'ai été totalement charmée par l'architecture d'antan des habitations, hôtels et bâtiments historiques. Il y règne une atmosphère particulière.  Nous sommes subitement plongés dans le Moyen-Âge. Mais, le côté sympa du Moyen-âge ;), celui avec ses mignons cottages où fument les cheminées et où la belle pierre est omniprésente. Les constructions ont conservé à merveille tout leur cachet, le tout, mit en valeur par de superbes petits jardinets à l'anglaise.

En arrivant face au château, j'ai vraiment été impressionnée par sa taille et sa bonne conservation. Il est imposant de par son emplacement sur une colline d'origine volcanique qui domine toute la région. Il est entouré sur trois de ses côtés par des falaises qui en faisaient une position facile à défendre. Un premier château fut vraisemblablement construit sur le site au 12ème siècle. Mais le château tel qu’il apparaît aujourd’hui au visiteur date essentiellement des 15ème et 16ème siècles

Lorsque vous le visiterez, prenez le temps d'observer chaque pièce. Elles sont magnifiquement retranscrites avec leurs couleurs captivantes. La visite vous permettra d'en apprendre un peu plus sur les modes de vie de l'époque. J'étais impatiente de visiter le château, afin d'en savoir davantage sur le lien qui unissaient les écossais et les licornes. Puisque, c'est dans ce château qu'à séjourné la fameuse tapisserie de la Licorne aujourd'hui exposée au Metropolitan Museum de New-York. En effet, cet animal légendaire est l’emblème de l’Écosse, tandis que, le Lion, est celui de l’Angleterre.

Découvrez vite la suite du road-trip:

Du Loch Lomond à Fort William

L'île de Skye

Récit d’un road-trip en Écosse • Jour 2: Édimbourg

Ecosse • Jour 2

"Edinburg is a city of the mind. A writer's city". - Ian Rankin

C’est avec grande impatience que nous nous sommes réveillés dans notre charmant appartement du Midlothian, quoiqu’un peu vieillot, pour nous émerveiller une nouvelle fois. Après un copieux petit déjeuner déposé dans un panier en osier sur le seuil de notre porte, nous avons enfilé rapidement nos manteaux afin de partir en direction du National Museum of Scotland, situé au cœur d’Edimbourg.

The National Museum of Scotland

e qu'il faut retenir:

  • Tarif : gratuit, fonctionne sur un système de donation.
  • Temps de visite : nous avons mis 4 heures pour 2 thématiques. Comptez la journée, au minimum, pour le visiter dans son intégralité.
  • Ne ratez pas leurs délicieuses home-made soups proposées au deuxième étage.

Depuis mon enfance, je rêve de visiter un Musée d’Histoire Naturelle. Passionnée par la faune et la flore, j’ai toujours souhaité prendre le temps de découvrir les merveilles passées et présentes, qui nous entourent. Le National Museum of Scotland (NMS), fonctionne sur un système de dons. C’est-à-dire qu’à la fin de votre visite, une urne est à votre disposition pour y insérer la somme que vous pensez être justifiée.

D’apparence grossière de prime abord, le NMS est en réalité une véritable œuvre d’art en son sein avec une immense verrière de toute beauté ! Il est composé de 36 galeries réparties sur 5 thématiques différentes : l’Histoire Naturelle, les Sciences et Technologies, l’Art, la Culture du Monde et l’Histoire Ecossaise. Avec Jules, nous avons pris la décision de choisir une thématique chacun afin de ne pas nous éparpiller et de pouvoir les visiter en profondeur. Ainsi, nous sommes partis à la conquête de l’Histoire Naturelle et des Sciences et Technologies ! Pour visiter l’intégralité de ce musée, il faudrait y passer la journée et bien plus encore.

En visitant ce musée, j’ai réalisé mon souhait de me balader parmi les dinosaures – dont le majestueux T-rex, et les animaux naturalisés que je n’ai pas eu l’honneur de connaître du fait de l’extinction des espèces. Les animaux, comme pris sur le vif, semblaient être en pleine action tant le travail a été bien réalisé. En tant que grande amoureuse de la faune, j’ai tout de même ressenti un pincement au cœur et un immense sentiment de solitude face à cette hécatombe animalière. Mais que font les Hommes, si ce n’est gangréner la Terre de toute ses richesses ? Au pied de chaque naturalisation était déposé un écriteau informant sur le niveau d’extinction lui étant relatif. Je me suis alors rendue compte que, mes petits enfants ne connaitront très certainement que la moitié des animaux que nous connaissons à l’heure actuelle.  Triste réalité.

Castle Rock • Le Château d'Edimbourg

e qu'il faut retenir:

  • Tarif : 20.50€/adulte. Un peu cher, mais vaut vraiment la chandelle si vous souhaitez comprendre l'Histoire écossaise !
  • Temps de visite : nous avons mis entre 2 et 3 heures pour visiter le château entièrement.

Après avoir quitté le NMS, nous avons décidé de nous attaquer à « Castle Rock ». Pas de Starks à l’horizon, malheureusement ! Nous avions, ce jour-là, opté pour une journée entièrement consacrée à la Culture.

Ce château est superbement conservé, fièrement dressé sur son piton rocheux d’origine volcanique. Il marque le point final du splendide Royal Mile, où, il rappelle annuellement son glorieux passé militaire à l’occasion du défilé du Military Tattoo – le festival international des fanfares militaires. Il est d’ailleurs fort probable que vous croisiez des écossais arborant leurs plus beaux kilts. Mais attention, il n’est pas question de s’en moquer ! Personnellement, je ne m’y frotterais pas, car, leur coutume vestimentaire n’enlève rien à leur virilité.

e château est impressionnant de par son ancienneté, puisque, l’édifice visitable le plus ancien – St Margaret’s Chapel, a été construit en 1124, sous le règne de David Ier. Toutefois, des recherches ont démontré qu’une civilisation occupait déjà le terrain il y a 3000 anspendant l’âge de bronze, avant que les romains et les Angles ne s’emparent de la cité. Il est bon de savoir que l’Écosse possède une Histoire extrêmement riche où se mêlent rois, chevaliers, batailles et complots. Ainsi, n’hésitez pas à passer quelques heures à arpenter les différentes pièces qui vous plongeront dans cet univers médiéval passionnant. Je suis toujours partie du principe que, lorsque nous voyageons, il est primordial de connaître le passé historique de la terre que nous foulons. A l’inverse, comment pourrions-nous comprendre et appréhender la complexité de ce que nous observons ?

J’ai appris des choses très enrichissantes et importantes pour comprendre la philosophie des écossais en visitant le château d’Edimbourg. J’ai notamment pris connaissance des liens chaotiques qui les unissaient aux britanniques, et, pu observer les joyaux de la couronne. Mais, j’ai également appris des choses plus rigolotes, telle que le One o’clock gun. Ainsi, des remparts, est tiré quotidiennement – sauf le dimanche, un boulet de canon à 13 heures pile. Jadis, ce son permettait aux marins d’ajuster leurs chronomètres. Je le répète ainsi une nouvelle fois, ne faites pas l'impasse sur ce magnifique château, promis, il n'y a pas de fantômes à l'horizon 😉 !

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Récit d’un road-trip en Écosse • jour 1: Édimbourg.

Visite du superbe Royal Mile, en passant par Victoria Street et Candlemaker Row.

A RETENIR:

  • 2h30 de vol en partance de Marseille-Provence avec la compagnie RYANAIR.
  • Attention, checker la météo avant de partir !
  • Location de voiture : pas de DEBIT card (sauf chez Europcar).
  • Il faut doubler par la droite !

Nous y sommes, le jour du départ est arrivé! Après les longs préparatifs, les valises ont également été inspectées avec minutie la veille et rien ne devrait avoir été laissé au hasard ; le moindre gramme compte ! Nous partons de l’aéroport de Marseille Provence avec la compagnie RYANAIR. C’est avec amusement que je regarde les voyageurs qui me précèdent dans la file menant à l’enregistrement des bagages : t-shirts, shorts et claquettes pullulent. Je me demande si je ne me suis pas encore trop chargée – et si les prévisions météorologiques ne se sont pas moquées de moi, entre ma polaire, ma Gore tex et mes chaussures de marche imperméables. Après tout, nous allons atterrir à Édimbourg et non pas directement au beau milieu des Highlands !

Bienheureusement, après 2h30 de vol, je suis enchantée de retrouver la pluie et le froid, me félicitant dans mon fort intérieur d’avoir parer à toutes les éventualités. Nous nous empressons alors d’aller récupérer notre voiture louée quelques mois au préalable chez SIXT. Malheureusement, le premier des soucis nous tombe sur le coin de la tête : notre carte bancaire n’est pas acceptée! Méfiez-vous si vous passez par leurs services : veillez à vous munir d’une carte de crédit et non pas une « debit card » (annoté en tout petit, sur le côté gauche de votre CB). Lorsque nous nous sommes présentés au guichet – et que nous avions déjà intégralement régler notre location, ils nous ont envoyé sur les roses en prétextant ne pas pouvoir nous louer de voiture du fait que notre carte ne faisait pas crédit, c’est-à-dire, qu’elle ne permettait pas de réaliser une empreinte bancaire. De ce fait, nous avons dû louer une nouvelle voiture chez EUROPCAR, les seuls à accepter notre carte. Je ne jetterai toutefois pas la pierre sur SIXT, car, ils nous ont remboursé l’intégralité de notre somme sous une dizaine de jours seulement. 

 

Excursion voyage sur le sable blanc des plages de Camargue
Excursion voyage sur le sable blanc des plages de Camargue
Excursion voyage sur le sable blanc des plages de Camargue

Jules est désormais au volant de sa magnifique SKODA Rapid à… gauche ! Nous commençons notre apprentissage de façon rude, puisqu’une fois sortie de l’aéroport nous empruntons directement l’autoroute pour rejoindre le centre la capitale. Rapidement, nous cherchons à comprendre s’il faut doubler par la droite ou par la gauche ; tout repère semble avoir disparu. Une fois les ruelles pavées en vue, je ne sais pas lequel est le plus stressé d’entre nous deux : moi, qui voit les rebords du trottoir de très (très) près, ou lui, qui a l’impression de rouler totalement en contre-sens. Quoiqu’il en soit, nous avons survécu jusqu’à l’arrivée chez notre hôte.


 

 

On est rassuré, une place auréolée d’une lumière dorée et des anges chantonnant nous montre LA place de parking parfaite où titine ne bougera plus d’un pouce pendant les deux jours suivants. Nous arrivons alors chez Aileen, notre hôte Airbnb. Alors que son annonce sur le site nous avait laissé perplexe du fait qu'elle disait que "si nous [lui] parlions [c'était] bien, si nous [lui] parlions pas, [c'était] bien aussi", nous avons, finalement, rencontré une jeune femme très joviale et avenante. Dès notre arrivée, elle s'est inquiétée de savoir si notre voyage s'était bien déroulé, si nous avions soif et si nous avions besoin de conseils quels qu'ils soient pour partir visiter Édimbourg. Elle nous a alors expliqué comment nous rendre au Royal Mile, à pieds, de chez elle. 

 

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Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivions ainsi dans la plus importante artère de la ville, le Royal Mile, lequel lie le Palais d'Holyrood à Castle Rock. Il est en réalité l’addition de 4 rues en ligne droite : Castlehill, Lawnmarket, High Street et Canon Gate. Cette grande rue est un petit bijou historique parsemé d'échoppes, de ruelles dallées ("cables") et de cours intérieures qui devint « royale » au XVIème siècle, lorsque le roi l’emprunta régulièrement pour se rendre au Palais. Toutefois, il faut se méfier de son nom, car, elle ne s’étend, en réalité, pas sur un unique kilomètre mais sur 1.6 kilomètre ; à moins qu’il ne s’agisse d’une mystérieuse mesure écossaise. Mes yeux ont été émerveillés par l'architecture du Canongate Tolbooth - qui faisait aussi bien office de Mairie, de poste de péage comme de prison à l’époque, remarquable grâce à sa magnifique horloge, avant qu'ils ne se posent sur Tron Church, la Cathédrale Saint-Gilles ou encore la Outlook Tower. Edimbourg est d'une richesse architecturale réellement étonnante grâce à ses bâtiments d’ardoise, de pierre et de tuile!

 

Nous y avons trouvé une ambiance médiévale qui sentait bon la bière, le café et la joie. Par chance, nous sommes arrivés pendant la période du FRINGE FESTIVAL. Ce festival, créé en 1947 se déroule, chaque année au mois d'août - et pendant 3 semaines, en parallèle au Festival International d’Édimbourg. Plus de 2500 spectacles et performances réunissent ainsi des millions de spectateurs. Les rues sont parsemées de pièces de théâtre, de stand-ups et de talentueux musiciens et chanteurs qui ne méritent que la reconnaissance pour leurs talents. Il est clair que, si vous êtes un brin agoraphobe, il vaudrait mieux s’éloigner directement dans les Highlands. Après un délicieux fish & chips (curieusement, constamment accompagnés de petits pois en Écosse - "peas") dévoré au pub The World's end nous avons adoré flâner dans la ville en laissant nos yeux et nos oreilles s'émouvoir au gré de nos pas.

En remontant l’artère en direction de Castle Rock, nous sommes ainsi allés visiter l’imposante cathédrale Saint-Gilles, laquelle domine High Street, et où John Knox – leader de la révolution écossaise, y fut pasteur de 1559 à 1572. Saint-Gilles est considérée comme l’église mère du Presbytérianisme. Malheureusement, la prise de photos étant payante, je ne dispose d’aucun cliché d’en son sein. Je peux toutefois vous dire que le vitrail était superbe, du fait de ses couleurs flamboyantes. Ce que je regrette néanmoins, est la « marketisation » de la cathédrale : photos payantes, cartes postales touristiques en vente au beau milieu des couloirs, visiteurs bruyants et non-respect du temps de recueillement propre aux lieux religieux. Ce que nous avons d’ailleurs trouvé particulier à Edimbourg, est la mixité des bâtiments. C’est-à-dire, leurs capacités à rénover un bâtiment de l’intérieur tout en conservant son cachet architectural d’antan. C’est ainsi que nous sommes entrés dans Tron Church en pensant y trouver un orgue et des vitraux ; et que nous sommes finalement tombés sur des guichets constituant la billetterie du Fringe festival.

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Étant donné notre heure d’arrivée tardive dans la ville, nous avions décidé de faire l’impasse sur le château ce jour-là, afin de le visiter plus sereinement les jours suivants. De cette façon, nous nous sommes rendus à Victoria Street et Candlemarker Row, pour la plus grande joie de Jules qui est un véritable fan d’Harry Potter! En effet, Edimbourg est tout bonnement le berceau de Harry Potter, puisqu’elle en fut la principale source d’inspiration de son auteur. Victoria Street est LA rue qui inspira J.K Rowling pour imaginer le célèbre « chemin de traverse » d’Harry Potter, là où les apprentis sorciers réalisaient leurs emplettes pour une rentrée scolaire peu commune. Loin de l’ambiance « capitale » d’Edimbourg, nous y avons découvert une ruelle hétéroclite très animée où s’entremêlent des maisonnettes multicolores, des petites boutiques proposant, en vrac, de la décoration vintage ou faisant référence à Harry Potter, mais aussi, des œuvres d’art. Nous avons ensuite poursuivi notre excursion sur Candlemarker Row, où, j’ai été très touchée de découvrir la statue de bronze en hommage à Greyfriars Bobby, le petit Skye Terrier le plus célèbre d’Écosse. Toucher sa truffe porterait chance ! Vous connaissez forcément l’histoire du Shiba Inu, Hashiko, qui s’est déroulée au Japon ? Et bien, l’Écosse possède son propre « conte », quelque peu similaire.

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ous nous sommes alors rendus au cimetière de Greyfriars afin de lui rendre, nous aussi, un hommage mérité sur sa sépulture. Quelques jours avant notre départ en Écosse, je perdais à mon tour ma petite chienne de 18 ans, ainsi, je pense que, quelque part, derrière ma démarche, existait une sorte de pèlerinage. A savoir que ce même cimetière, aurait inspiré l’écrivain J.K Rowling dans le choix de ses personnages. En effet, nous y retrouvons la tombe d’un certain Thomas Riddel, simple écuyer à l’époque. Or, tout le monde sait que le véritable nom de Voldemort n’est autre que Tom Riddle. Il ne s’agit d’ailleurs pas du seul nom ayant été emprunté puisque nous pouvons y rencontrer également un certain poète nommé McGonagall, et bien d’autres !

e ne pense pas qu’il s’agisse d’une coïncidence étant donné qu’elle a commencé à écrire son premier livre depuis le café The Elephant House, lequel dispose d’une vue directe sur le cimetière. D’ailleurs, toujours depuis ce même cimetière, est observable George « Poudlard » Heriot. Il s’agit d’un bâtiment magnifique, qui, selon la légende, fut l’inspiration de l’école des sorciers, Poudlard. Tout comme dans le film, ce collège a d’ailleurs un fonctionnement en « maisons » avec un emblème pour chacune d’entre elles. C’est ainsi que s’est achevé notre première journée, avec environ, 13 kilomètres de marche pour un unique après-midi. Nous n’avons pas réellement fait d’activités précises, mais avons pu apprécier nous laisser guider par le temps et nos pas. Édimbourg est une ville où il fait bon vivre et où nous nous sentons extrêmement loin et sereins.

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Une belle journée à vous mes cactus.

Lily.

Départ pour un road-trip en Écosse M-2 • Mois de Juin

Nous sommes tout juste 2 mois avant notre départ en Écosse. Mon Dieu ! Je ne tiens plus en place 😮 ! J’ai tellement hâte d’y être, mais en même temps, j’ai l’impression de n’avoir aucune prise sur mon programme, du fait que, nous partions pour un road-trip. J’ai toujours eu pour habitude d’organiser de A à Z mes voyages, sauf que cette fois-ci, le facteur « hébergement » reste en partie hors de ma portée, et, je peux vous assurer que c’est très frustrant ! Jules ne se tracasse pas autant et me dit que, dans le pire des cas, nous dormirons dans la voiture, puisque, le camping sauvage est totalement légal en Ecosse. Ce mois-ci, à M-2 nous avons donc…

 

RÉSERVER LA NUITÉE PRES DE L’AÉROPORT

en prévision du départ

Nous avons réservé notre appartement près de l’aéroport, enfin ! Je pense que nous aurons bien besoin d’un peu de répit après une semaine entière à dormir dans notre petite tente Queshua. J’ai bien évidemment choisi une belle chambre chez l’habitant avec des coussins en pilou-pilou ! Je dois l’avouer, je suis très faible face au pilou-pilou. Il n’y a rien de mieux que de se lover dans sa douce couverture après une longue journée pluvieuse à marcher dans les montagnes. Qui plus est, nous reviendrons du Cairngorm National Park, plus précisément Glen More, où nous irons à la rencontre d’une colonie de rennes. Ce moment me paraît déjà magique ! Cinq des six plus hautes montagnes du Royaume-Uni se trouvent à l'intérieur du parc, et il compte également 55 montagnes – « munros » supérieures à 3000 pieds.

 

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RÉSERVATION DES ACTIVITÉS ET EXCURSIONS

Comme vu dans mon article précédent, il vaut mieux réserver en avance lorsque vous partez en Ecosse en haute-saison. Et cela, vaut aussi pour les activités et visites que vous allez réaliser au cours de votre séjour. De cette façon, pensez à réserver vos billets sur internet afin d’éviter les heures de queue interminables. J’ai l’impression que visiter l’Ecosse s’apparente à un véritable marathon, du fait, de sa richesse en termes de nature et de culture ! Ce serait donc dommage de perdre, dès le départ, du temps inutilement.

PISTAGE DES CAMPINGS

Nous avons délibérément choisi de ne pas réserver de campings afin de bénéficier d’une totale liberté de mouvement et de gestion du temps. Toutefois, grâce à la carte Michelin de l’Ecosse et mon ami Google Maps, j’ai répertorié tous les campings qui se trouvaient sur notre route afin que nous ne nous retrouvions pas dépourvus au moment venu. Vraiment, il ne sert à rien de réserver à l’avance – à l’exception des campings aux abords d’Edimbourg et du Loch Lomond, étant donné que la pratique est courante, et donc, les infrastructures nombreuses. Après il est évident que tous ne se valent pas. Je m’explique, certains proposent uniquement un bout de terre où planter votre tente (« a pitch »), mais ne disposent pas de réels sanitaires, exception faite de toilettes sèches. Alors que d’autres, sont des grands campings avec des immenses sanitaires plus propres que mon propre appartement !

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PRÉPARATION DU NUMÉRIQUE 

A ce stade des préparatifs, j’aime déjà réaliser ma petite pochette qui contiendra tout le matériel numérique nécessaire à la bonne conservation des souvenirs :

Je possède un réflex Canon 100D, aussi appelé « le plus petit reflex du monde », et, il me suit absolument partout ! Ça fait tout juste 1 an que je l’ai, et, c’est déjà une grande histoire d’amour entre nous ! Je l’avais choisi pour deux raisons : sa tailleet donc son poids, et, sa capacité à filmer. Ce mois-ci je me suis fait un petit plaisir en acquérant une lentille grand angle sans prétention. Je n’ai pas réellement trouvé d’avis sur la toile en ce qui la concerne, mais, j’espère pouvoir réaliser de belles photos de paysages !

Qui dit numérique, dit également Go-Pro. Pour ma part, ce sera la Héro 4 qui sera de la partie ! Il y a peu, on me posait la question de l’utilité d’une Gopro pour partir en voyage, et comment vous dire… Elle me suit de partout ! En plus de sa petite taille passe-partout, elle est totalement waterproof et a une qualité image assez jolie. Qui plus est, j’aime le fait qu’elle puisse être accompagnée d’une perche pour pouvoir se filmer seuls ou à deux.

Le bloc d’alimentation : le must-have quand tu réalises un road-trip ! Pour notre part, il contient 5 charges et nous pouvons charger nos deux téléphones en même temps grâce aux ports USB qu’il possède. Il faut juste, bien veiller à ce qu’il soit chargé à fond lorsque vous partez !

Les adaptateurs 😉 ! La plupart des campings permettent de charger les téléphones dans les sanitaires ou des pièces qui leurs sont consacrés. Qui plus est, selon la voiture que vous lourez sur place, elle disposera de son propre port USB, ce qui vous permettra de charger tout en traversant les spectaculaires paysages des Highlands.

Les chargeurs de téléphone portable / d’appareils photos, le GPS, etc…

 

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Et voilà, normalement, à M-2, nous sommes presque parés au décollage ! Il ne nous restera plus qu’à lorgner la Méteo et réfléchir aux vêtements qui rentreront dans nos valises 😉 ! Nous visons le minimum afin de ne pas nous encombrer inutilement. Je suis tout de même très fière de moi, car, d’année en année, ma valise semble plus légère. Lorsque la raison prend le pas sur le cœur ;).

 

Découvrez vite la suite du road-trip:

Édimbourg: jour 1 & jour 2

Arthur's Seat, the Kelpies & Stirling

Du Loch Lomond à Fort-William & l'île de Skye

L'île de Skye: la perle de l'Ecosse

The Cairngorms National Park

 

 

Une belle journée à vous mes cactus.

Lily.

Départ pour un road-trip en Écosse M-3 • Mois de Mai

Comme vous le savez sans doute, nous décollons pour l’Écosse au mois d’août prochain. Il s’agit de notre premier road trip, et, Ô mon Dieu que j’ai hâte ! Oui mais voilà, plusieurs problèmes vont se poser. Jusqu’à présent nous ne partions en vacances qu’au moyen d’Airbnb, notre petite voiture de location et les cartes routières en main. La donne va désormais changer, puisque, nous n’aurons tout bonnement plus de toit sur la tête ! Ainsi, une toute nouvelle logistique s’impose à nous en sortant de notre zone de confort! Qui plus est, le facteur porte-monnaie reste omniprésent, de cette façon, je vous propose mon bon plan économie pour un road trip réussi – je l’espère ! De prime abord, en s’y prenant suffisamment à l’avance, vous aurez à débourser une somme d’argent beaucoup moins conséquente puisqu’elle sera étalée sur plusieurs mois.

RÉALISER UN TABLEAU DE BORD

Au grand malheur de mon Jules, je ne suis pas du genre à partir à l’aventure sans un minimum de préparation. C’est ainsi que j’ai pris une habitude pour chaque voyage que nous avons réalisé : la réalisation d’un tableau de bord. Je l’appelle ainsi, mais il s’agit plus d’un document que j’ai préalablement tapé sur traitement de texte, avant de tout rassembler, imprimer et relier. Celui-ci regroupe:

  • les photocopies des documents d’identité et de réservations - avion, voiture & logement,
  • la check-list du départ - adaptateur, GPS, appareil photo...,
  • les cartes routières remplies d’annotations,
  • les lieux d'intérêt et les activités réalisables dans des lieux X.

Le but étant de ne pas passer à côté de quelque chose que je pourrai regretter. Je vous ferai un fichier quand je le jugerai terminé, ahah ;). Il y a toujours quelque chose à rajouter !

 

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FAIRE UNE VEILLE INSTAGRAM

Comme toute fille qui se respecte, j’aime perdre mon temps sur Instagram ! Oui, mais parfois, ce petit réseau social peut être fort utile ! Grâce aux hashtag en lien direct avec l’Ecosse (#scotland, #visitscotland…) vous pouvez découvrir de véritables pépites grâce à d’autres voyageurs qui ne sont pas répertoriées dans le Routard ! C’est de cette façon que nous avons découvert à Londres, avec ma sœur, le meilleur endroit du monde pour Bruncher : the Farm Girl Cafe, à Portobello Road. Tentez, vous serez totalement conquis ! Et surtout, n’oubliez pas d’annoter vos trouvailles sur vos cartes et tableau de bord 😉 !

 

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RÉSERVATION DES BILLETS D'AVION
164.00€ PAR PERSONNE

Avant tout, il faut réserver votre vol ! Les prix augmentent à une vitesse hallucinante. C’est simple, entre le mois d’avril et le mois de mai, nos billets ont augmenté de 64.00€ par personne, je trouve ça, juste énorme ! Ainsi, plus vous les réservez tôt, moins vous les paierez chers ! Sachez toutefois que, si vous décidez de partir hors saison, un billet aller vous reviendra au maximum une trentaine d’euros. Nous partirons donc, un 18 août, avec la compagnie RYANAIR, et mettrons approximativement 2h30 en partance de l’aéroport de Marseille.

Nous partons de Marseille car nous serons dans nos familles, dans le sud, à ce moment là. En outre, c'était aussi l'aéroport qui proposait les tarifs les plus attractifs! Mais, sachez que j'avais également regardé en partance de Genève, Lyon et Chambery, qui sont les aéroports proches de mon domicile. Le plus avantageux en termes de coûts restait celui de Genève! Peut-être que cette information pourra vous être utile ;-).

 

 

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LOGEMENT EN CENTRE-VILLE D’ÉDIMBOURG
2 NUITS - 164.00€ LE COUPLE (82.00€/PERS.)

Ensuite, il faut penser à réserver son logement. Pour notre part, nous avons uniquement réservé nos deux premières nuits, chez l’habitant, à Édimbourg, puisque nous serons ensuite en camping (sauvage ou non). Nous réserverons également la dernière pour être près de l'aéroport en prévision du départ. En effet, au mois d’août, Édimbourg se transforme en véritable terrain de fêtes puisque nous arrivons au cœur de l’un des plus grands festivals au Monde depuis 1947 : le EDINBURGH INTERNATIONAL FESTIVAL ! De cette façon, il faut se dépêcher de booker les réservations car elles s’arrachent comme des petits pains et leur prix peut littéralement tripler!  Créer pour fêter la fin de la guerre, ce festival s’échelonne du 4 au 28 août 2017 et rassemble des milliers d’artistes du monde de la danse, de la musique, ou encore, du théâtre. En fait… Cela va même plus loin que ça, puisque ce d’autres festivals se sont constitués autour de cet événement, dont :

THE EDINBURGH ART FESTIVAL
lequel rassemble pas moins de 250.000 visiteurs.
THE ROYAL EDINBURGH MILITARY TATOO
il s’agit d’un festival international de fanfares militaires situé au château d’Édimbourg. Cet événement est retransmit à la télévision dans plus de 30 pays différents pour une audience de 100 millions de téléspectateurs ! Cornemuses et tambours devraient alors se faire entendre !
THE FRINGE
plus de 2500 spectacles expérimentaux et standups agrémentent la ville. Beaucoup de compagnies théâtrales y participent dans l’espoir de se faire connaître.
THE BOOK FESTIVAL
qui rassemble les plus grands auteurs et penseurs autour de conférences.
THE EDINBURGH JAZZ AND BLUES FESTIVAL
pour les amateurs de musique 🙂

Autant vous dire que nous serons mis dans l’ambiance dès les premiers jours, dans une ambiance purement traditionnelle! J’ai tellement hâte ! Pour ma part, j’ai déjà le sentiment d’être en vacances à force de me plonger dans mes lectures sur l’Écosse.

 

 

LOCATION DE VOITURE
380.00€ POUR 10 JOURS

Au même titre que l’avion où le logement, si vous ne réservez pas votre voiture, vous ne risquez pas de pouvoir réaliser votre road trip! C’est simple, lorsque nous avons entrepris de réserver, ce qui semblait être pour nous, en avance, il n’y avait plus qu’une sélection limitée de voiture en partance directe de l’aéroport. Il y avait bien d’autres loueurs, malheureusement, ils étaient situés en centre-ville et je nous voyais mal arpenter la ville avec toutes nos valises.

Pour notre part, nous sommes passés par SIXT. C’est la troisième fois que nous faisons appel à leurs services, après 2 voyages en Guadeloupe. Nous n’avons jamais eu de soucis lorsque nous leur ramenions le véhicule. Par contre, dans un souci d’économie, j’ai réalisé beaucoup de recherches sur les forums concernant les autres loueurs du type RENTALCARS. Ils crient tous à l’arnaque ! Je préfère donc payer plus cher, mais avoir l’esprit totalement tranquille pendant les vacances.

Je vous conseille de regarder cette petite vidéo réalisée par EcosseTourisme, elle vous sera très utile pour comprendre comment fonctionne la conduite en Écosse! Personnellement, seul Jules conduira, et j'ai assez peur du résultat de la conduite à gauche! Il va falloir être très vigilant. Beaucoup de personnes conseillent de prendre une voiture automatique pour ne pas avoir à penser, en plus, au passage des vitesse.

 

Voilà mes petits cactus :-), pour le moment, nous en sommes là. Il faut donc compter 436.00€ par personne pour : les billets d’avion, la location de voiture, et, vos deux premières nuits en centre-ville.

Au mois de juin nous devrions réserver notre dernière nuit proche de l'aéroport, nos campings et notre très attendue excursion pour aller voir les baleines au large de l’île de Skye! Je vous expliquerai tout ça, plus en détail, dans le prochain article 😀 ! En attendant, pour vous mettre l'eau à la bouche, allez regarder le génialissime reportage d’Échappée Belle <3  !

 

Une belle journée à vous mes cactus.

Lily.